POSSIBILITÉS:  CULTURES

Facteurs importants à considérer

De nombreux agriculteurs ont ajouté de la valeur aux cultures qu’ils produisent afin d’augmenter leurs rendements sur le marché.

Il importe de consulter le ministère de la Santé avant d’investir dans la transformation ou le conditionnement de produits alimentaires. Divers règlements et licences s’appliquent à certains produits.

De même, la vente de produits agricoles dans des marchés de fermiers peut exiger certains permis ou licences. En vous renseignant auprès des fonctionnaires du ministère de la Santé, vous connaîtrez à l’avance les exigences et vous économiserez ainsi temps et énergie.

Tant la Loi sur les produits agricoles au Canada du gouvernement fédéral que la Loi sur les produits naturels du Nouveau-Brunswick comprennent des règlements sur la vente de fruits et légumes frais. Ces règlements portent sur les catégories, les normes, l’étiquetage et les exigences d’emballage à la fois pour le commerce provincial et interprovincial.

Vous trouverez des renseignements sur les règlements du Canada:
http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/C.R.C.%2C_ch._285/ et sur les règlements provinciaux: 
http://laws.gnb.ca/fr/BROWSECHAPTER.

Pommes de terres

Qu’est-ce qu’il vous faut pour devenir producteur de pommes de terre au Nouveau-Brunswick?

 
  • Disponibilité de terres cultivables, selon les types de pommes de terre cultivées (de semence ou de consommation) et d’une superficie suffisante pour permettre une bonne rotation.

  • De la main-d’œuvre disponible pour la plantation, la récolte et le classement des pommes de terre.

  • L’accès à de la machinerie pour la préparation du sol, la plantation, la lutte antiparasitaire et la récolte.

  • Un marché; de nombreux producteurs ont des contrats avec les transformateurs du Nouveau-Brunswick. On ne peut tenir pour acquis que les pommes de terre ne faisant pas l’objet d’un contrat seront forcément achetées par ces transformateurs.

Le Nouveau-Brunswick est un endroit idéal pour cultiver la pomme de terre, et la province possède la quatrième superficie de culture en importance au Canada; la pomme de terre est l’un des produits néo-brunswickois qui rapportent les plus grandes recettes monétaires agricoles.

Les sols conviennent parfaitement à la culture de pommes de terre. Il y a beaucoup de choses à considérer avant de commencer à cultiver des pommes de terre, telles que le type de pommes de terre et le marché. Les trois principaux marchés pour la pomme de terre sont les suivants :

  • pommes de terre de semence

  • pommes de terre de consommation

  • pommes de terre de transformation

 

Chacun des trois marchés a des exigences de production qui lui sont propres. On doit prendre le temps de se renseigner sur les caractéristiques de ces trois secteurs avant de commencer à cultiver des pommes de terre.

Établir une exploitation commerciale de pommes de terre peut s’avérer très dispendieux. De l’équipement spécialisé pour la plantation, le buttage, la pulvérisation et la récolte est nécessaire, ainsi qu’un entrepôt pour le stockage. L’accès à des terres de qualité est également essentiel, et celles-ci ne sont pas forcément disponibles dans toutes les régions du Nouveau-Brunswick. L’utilisation de pommes de terre de semence de qualité est de la plus haute importance afin d’obtenir une culture de qualité et de répondre aux exigences réglementaires. Un certain nombre de maladies et de ravageurs sérieux peuvent nuire aux plants de pommes de terre; on doit donc prendre grand soin de la culture lorsqu’elle pousse afin de s’assurer qu’elle reste en bonne santé.

Au Centre de développement de la pomme de terre, 39, allée Barker à Wicklow (N.-B.), une équipe de spécialistes du secteur est disponible pour fournir une expertise et une formation sur la fertilité des sols, la lutte contre les ravageurs et les maladies et les cultures de rotation. Des consultations sur les exigences réglementaires ainsi que sur les pratiques exemplaires de gestion pour la production de pommes de terre et le stockage de pommes de terre sont également offertes.

Possibilités dans le secteur de la pomme de terre : Bien que le Nouveau-Brunswick héberge la « capitale mondiale de la pomme de terre » (Florenceville-Bristol), on s’efforce de trouver de nouvelles possibilités dans ce secteur mature. Il est fortement recommandé que les nouveaux venus dans le secteur de l’agriculture s’assurent d’obtenir des contrats de vente pour les pommes de terre produites sur leur ferme, soit avec des processeurs de pommes de terre de la région, soit avec des emballeurs de pommes de terre fraîches. Étant donné que ces clients traitent de gros volumes, un nouveau producteur de pommes de terre peut ne pas avoir accès aux quantités requises de terres, de machinerie ou de stockage, et peut donc souhaiter se concentrer sur le marché local frais (par exemple les marchés de fermiers).

On peut trouver des renseignements et du matériel promotionnel à: www.potatoesnb.com/ ainsi qu’à: 
http://www2.gnb.ca/content/gnb/fr/ ministeres/10/agriculture/content/cultures/pommes_ terre.html

Fruits de verger

Qu’est-ce qu’il vous faut pour devenir producteur de fruits de verger au Nouveau-Brunswick?

 
  • Un verger existant ou un terrain comportant un sol convenable de profondeur suffisante, permettant un bon drainage et dont l’emplacement se prête bien à la production de fruits de verger.

  • Des variétés de fruits adaptées au climat local et commercialisables.

  • Une compréhension des sols, de la fertilité et de la protection des plantes.

  • Un nombre suffisant d’employés pour effectuer les tâches exigeant beaucoup de main-d’œuvre (par exemple, l’élagage et la récolte).

  • Un marché pour écouler vos produits par l’intermédiaire d’un magasin de vente au détail, de l’autocueillette, ou d’un acheteur en gros, qui entreposera et vendra vos fruits

 

L’industrie commerciale des fruits de verger au Nouveau- Brunswick est concentrée dans les régions du Centre et du Sud-Est de la province, car le climat et les sols y sont plus appropriés. Les variétés d’arbres, les porte-greffes et les systèmes de culture (treillis plutôt qu’autoporteur) doivent être adaptés à chaque site. Il faut soigneusement étudier les vergers potentiels ou les nouveaux sites avant de commencer la production de fruits. La production commerciale de poires, de pêches, de cerises et de prunes est limitée en raison des problèmes de résistance à l’hiver et de productivité, ce qui est aussi vrai pour de nombreuses variétés de pommes. La pomme occupe le premier rang des fruits cultivés au Nouveau-Brunswick, avec une production annuelle variant entre cinq et six millions de livres.

Plus de 30 variétés de pommes sont cultivées commercialement; cependant, les variétés principales sont la Cortland, la Honeycrisp, la McIntosh et la Paula Red. Les producteurs développent maintenant davantage de produits à valeur ajoutée pour la vente directe, tels que le cidre doux et le cidre alcoolisé, les vins, les tartes et les pâtisseries. L’agritourisme ajoute de la valeur en attirant plus de consommateurs directement à la ferme.

 

Le coût pour établir un nouveau verger à haute densité peut dépasser les 20 000 $ l’acre. Tout comme de nombreuses entreprises agricoles, la production de fruits de verger nécessite un niveau élevé de compétences et de connaissances, à la fois dans la production technique et la gestion d’entreprise. Les pommes et les autres fruits de verger sont des denrées de grande valeur cultivées partout dans le monde au sein d’un marché très concurrentiel. Afin d’obtenir des rendements constants de fruits de haute qualité à un prix compétitif, les producteurs doivent être en mesure de bien gérer de nombreux facteurs, y compris les pressions exercées par les ravageurs et les maladies.

Petits fruits

Qu’est-ce qu’il vous faut pour cultiver des petits fruits au Nouveau-Brunswick?

 

  • Une terre appropriée à votre culture.

  • De l’équipement spécialisé.

  • Du matériel de reproduction (sauf pour les bleuets nains).

  • De la main-d’œuvre disponible au moment de la récolte.

  • Un marché.

 

Bleuets

 

Les bleuets nains ou bleuets sauvages ne sont pas plantés; on gère plutôt la croissance  des  plantes  indigènes. Par conséquent, si les plantes indigènes ne sont pas déjà présentes, la terre ne peut pas être développée pour les bleuets sauvages. Les bleuets (tant sauvages que cultivés) nécessitent un faible pH du sol (entre 4,0 et 5,5).

Le secteur du bleuet sauvage est parmi les six principaux secteurs de production au Nouveau-Brunswick pour ce qui est des ventes à la ferme
(20 millions $ en 2011). La capacité de traiter les bleuets sauvages s’est considérablement développée récemment au Nouveau-Brunswick. Un pourcentage important de bleuets sauvages est cultivé sur les terres de la Couronne louées à des agriculteurs; des terres supplémentaires sont en train d’être attribuées pour accroître la production.

Le traitement et la manipulation de bleuets se produisent dans plusieurs établissements à travers la province. La production de bleuets sauvages frais ou à valeur ajoutée à la ferme représente d’un et demi à deux pour cent de la production totale de bleuets sauvages.

Fraises et framboises

 

La culture de fraises se classe actuellement au deuxième rang des cultures de petits fruits générant les plus grandes recettes monétaires agricoles. Les fraises, tout comme les framboises, ont besoin d’un pH du sol plus élevé de l’ordre de 5,5 à 6,5, et préfèrent généralement les sols bien drainés et sablonneux. Elles ont aussi besoin d’une certaine quantité de terres de rotation pour éviter l’accumulation de maladies; l’emplacement doit être accessible aux marchés. Ces cultures ont aussi besoin d’irrigation.

 

 Les fraises et les framboises sont des cultures très populaires pour des activités d’autocueillette, surtout à proximité des zones habitées. Comme les légumes, ces deux cultures donnent un taux de rendement élevé à l’acre, et on les considère comme offrant un bon point d’entrée au marché de l’agriculture pour les nouveaux venus; l’investissement requis est minimal.

Canneberge

 

Les canneberges sont cultivées principalement dans des champs de haute technicité munis de digues et fossés pour réguler le niveau de l’eau, et de systèmes d’irrigation pour répondre aux besoins en eau des cultures et assurer une protection contre le gel. Des quantités importantes de sable doivent être disponibles à proximité des champs de canneberges. Comme les bleuets sauvages, les canneberges nécessitent un faible pH du sol (4,0 à 5,5).

 

Étant donné que la vente directe au consommateur est limitée pour cette culture, les producteurs optent pour de plus grandes superficies d’exploitation afin de réaliser des économies d’échelle. Le coût d’aménagement d’une cannebergière oscille actuellement entre 40 000 $ et
50 000 $ l’acre. Avant d’entreprendre la construction d’une cannebergière, il est important que vous consultiez à la fois le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches et le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux, car il y a des exigences supplémentaires à respecter en raison de la nature et de l’emplacement des champs de canneberges.

 

Autres petits fruits

 

Il existe également un certain intérêt dans la production commerciale ou la récolte en forêt d’espèces de baies à haute teneur en éléments nutritifs comme le chèvrefeuille d’Hokkaido (camerise), la gadelle noire et les fruits d’églantier. La recherche locale est pratiquement inexistante et de bonnes données agronomiques pour ces cultures sous notre climat sont extrêmement limitées.

 

En outre, à moins d’avoir un acheteur capable de revendre vos fruits à des clients fiables à un prix raisonnable, vous devrez investir pour sensibiliser les clients potentiels à la valeur de ces fruits et aux différentes façons de s’en servir.

Légumes

Que vous faut-il pour devenir producteur de légumes au Nouveau-Brunswick?

  • Disponibilité de terres cultivables bien drainées et fertiles, en quantité suffisante selon le type voulu de production de légumes (par exemple, une exploitation à grande échelle ou une exploitation maraîchère).

  • Des semences ou des greffes de qualité.

  • De la main-d’œuvre disponible pour la plantation, le désherbage et la récolte.

  • Accès à de la machinerie pour la préparation du sol, les semis, la lutte antiparasitaire, la récolte et possiblement une serre de transplantation.

  • Suffisamment d’espace d’entreposage.

  • Un marché.

  • Accès à un mode d’irrigation.

 

En dépit d’une saison de croissance relativement courte, le Nouveau-Brunswick est un endroit idéal pour cultiver la plupart des variétés de légumes.

Quelques-uns des maraîchers vendent leur production à des grossistes, tandis que la majorité sont de petits agriculteurs qui cultivent relativement peu d’acres et vendent directement aux consommateurs au moyen des marchés de fermiers, de kiosques routiers, de l’autocueillette ou de programmes d’agriculture soutenue par la communauté (ASC).

 

La culture maraîchère est l’une des options les plus courantes et abordables qui s’offrent aux nouveaux agriculteurs qui veulent se lancer dans le domaine, étant donné que :

  • Les coûts d’investissement initiaux peuvent être faibles (sauf pour les serres chauffées et l’irrigation, s’il y a lieu).

  • On n’exige pas de licence et il n’existe pas de règlement régissant la production ou la commercialisation.

  • Le revenu potentiel à l’acre peut être relativement élevé par rapport à d’autres cultures.

  • Il est facile de commencer à une petite échelle et de grandir progressivement au fur et à mesure que la clientèle se développe.

Cultures de grains et d’oléagineux

Que vous faut-il pour devenir producteur de grains au Nouveau-Brunswick?

 

  • Des terres arables avec peu de limites de production en raison du drainage, de la pente, du climat, des ravageurs et des propriétés du sol défavorables comme le pH et des pierres.

  • L’accès à de la machinerie  pour  la  préparation  du sol, les semis, la lutte antiparasitaire, la récolte et la manutention des grains, soit en l’achetant, en la louant ou en embauchant des conducteurs contractuels de machinerie.

  • Un plan pour produire et commercialiser les cultures de grains.

  • Des installations de stockage pour les grains, sauf s’ils sont vendus au moment de la récolte

 

Traditionnellement, on produisait des grains au Nouveau- Brunswick pour l’alimentation du bétail, soit pour sa propre exploitation agricole, soit pour les revendre à d’autres exploitations au Canada atlantique. Au cours des dernières années, les grains produits comme cultures commerciales sont vendus directement aux fermes d’élevage ou aux fabricants d’aliments pour le bétail qui expédient leurs produits dans toute la région de l’Atlantique. Les cultures de grains et d’oléagineux jouent un rôle important dans la rentabilité des exploitations agricoles en tant que culture de rotation ou pour alimenter le bétail sur la ferme. La majorité des cultures de grains et d’oléagineux continuent d’être produites comme cultures commerciales en rotation avec les pommes de terre ou pour servir à l’alimentation du bétail sur la ferme. Une petite quantité est utilisée directement pour la consommation humaine.

Les cultures à rendement plus élevé, comme le maïs ou les cultures à forte valeur ajoutée, telles que le soja, ont déplacé les grains traditionnels comme l’orge, le blé et l’avoine. Des améliorations à la génétique du maïs et du soja continuent d’améliorer l’adaptabilité de ces cultures pour croître dans de nouvelles régions de la province. Des marchés accessibles à l’extérieur de la province existent pour le soja, le canola, l’orge de malt et l’avoine; cependant, la distance aux marchés réduit les revenus nets. Des installations adéquates de manutention et de séchage existent dans la plupart des régions de la province. La disponibilité de ces installations contribue à des temps de récolte plus courts et réduit l’obligation d’une grande quantité de stockage à la ferme.

 

Lorsqu’ils sont cultivés en rotation avec les pommes de terre, les grains annuels offrent une occasion de briser le cycle des maladies et des insectes ravageurs et d’améliorer la qualité du sol. Les grains cultivés dans les fermes de pommes de terre permettent l’utilisation d’équipement et d’installations existants et réduisent les investissements qui seraient nécessaires dans le cadre d’une opération de démarrage de culture de grains.

 

La production de grains nécessite souvent des investissements importants autant au niveau des sols que de l’équipement, mais peut être démarrée avec moins de capital en louant des terres et en utilisant des opérateurs de travaux à forfait pour une partie du travail sur le terrain. La diversité des types de climat et de sol au Nouveau- Brunswick permet d’y cultiver un large éventail de grains et d’oléagineux. En plus des principales cultures de blé, d’avoine, d’orge et de maïs, le soya et le canola y sont également cultivés en quantités importantes. D’autres céréales et graines oléagineuses cultivées avec succès à petite échelle comprennent le seigle d’hiver, le triticale, le tournesol, la graine de lin, le colza, la caméline, le lupin et les pois des champs.

 

Raisins

Que vous faut-il pour produire du vin au Nouveau- Brunswick?

  • Un sol profond et bien drainé avec un versant sud dans un endroit abrité.

  • Des vignes de cépages qui sont en demande sur le marché et appropriées pour votre site et le climat.

  • Des treillis de vigne.

  • Une installation de vinification autorisée qui vous appartient ou pour laquelle un producteur existant assure le conditionnement à forfait.

 

L’industrie du vin au Nouveau-Brunswick a le potentiel de se développer dans les années à venir, car les vignerons du Nouveau-Brunswick se taillent une réputation en remportant des prix nationaux et internationaux.

La production de raisins de cuve est une industrie hautement spécialisée. Il est donc impératif que les producteurs qui ne connaissent pas bien l’exploitation d’un vignoble mènent des recherches approfondies sur la production et la commercialisation des raisins de cuve avant de prendre des décisions d’affaires, car le climat du Nouveau-Brunswick limite le choix de cépages.

 

Bon nombre de producteurs de vin du Nouveau-Brunswick ajoutent à leur gamme de produits d’autres fruits cultivés localement. Parmi les vins les plus populaires autres que ceux à base de raisins, on retrouve les vins à base de bleuets, de canneberges, de poires, de fraises et de pommes, ainsi que les vins composés d’un mélange de ces fruits. Beaucoup de ces vins ont remporté des prix prestigieux.

 

Certaines conditions et licences sont nécessaires pour devenir un producteur de vin. Une superficie minimale est requise et une licence doit être obtenue auprès d’Alcool NB avant de pouvoir commencer la production ou la vente de vin, de bière ou de cidre contenant de l’alcool.

2-150 allée Woodside Lane, Fredericton NB E3C 2R9
Ph./Tél.: 506-452-8101
Fax/Télecop.: 506-452-1085

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