POSSIBILITÉS:  BÉTAILS

Les secteurs agricoles du Nouveau-Brunswick

Si vous désirez élever du bétail dans votre ferme ou acheter une exploitation d’élevage, il est important que vous compreniez bien la Loi sur l’élevage du bétail et ses répercussions possibles sur la façon dont vous pouvez configurer votre exploitation. Le personnel du ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches peut vous aider à vous renseigner à ce propos. On peut trouver plus de renseignements sur la Loi à : http://laws.gnb.ca/fr/showdoc/cs/L-11.01/20140916.

 

Les viandes vendues au Nouveau-Brunswick doivent provenir d’animaux abattus, découpés et emballés soit à un abattoir sous inspection provinciale, soit à un abattoir inspecté par le gouvernement fédéral. Les viandes provenant du Nouveau-Brunswick, mais vendues à l’extérieur de la province doivent provenir d’animaux abattus, découpés, et emballés dans un abattoir agréé par le gouvernement fédéral. Il y a environ 30 abattoirs inspectés par le gouvernement provincial au Nouveau-Brunswick et deux abattoirs de volaille inspectés par le gouvernement fédéral dans la région du Nord-Ouest de la province.

Bovins laitiers

 

Qu’est-ce qui est requis pour la production de lait de vache au Nouveau-Brunswick?

  • Une licence de la Commission des produits de ferme du Nouveau-Brunswick pour produire et vendre du lait de vache.

  • Des vaches laitières et de jeunes animaux de remplacement.

  • Un quota suffisant pour répondre aux attentes d’une production quotidienne (la moyenne provinciale pour les matières grasses [2016] est de
    87 kg par ferme). Un minimum de 10 kg est nécessaire pour expédier le lait en tant que producteur titulaire d’une licence. Ce quota est acheté auprès des Producteurs laitiers du Nouveau-Brunswick; parfois, cette organisation n’a pas de quotas disponibles.

  • Respecter le Règlement sur la qualité du lait.

  • Une étable toutes saisons d’une grandeur suffisante pour abriter la totalité des vaches laitières.

  • Un terrain pour l’épandage du fumier, le pâturage et la production de grains et de fourrage (sauf si ceux-ci sont achetés en totalité). Un accès à des structures de stockage et à de la machinerie pour la production et l’entreposage de grains et de fourrage en quantité suffisante afin de répondre aux besoins alimentaires des bovins pendant toute l’année.

  • Une zone d’entreposage du fumier qui a une capacité suffisante pour au moins sept mois et qui est conforme à la réglementation environnementale du Nouveau- Brunswick destinée à prévenir la contamination des eaux de surface et des eaux souterraines.

  • Du matériel de traite approuvé comprenant un réservoir de stockage en vrac.

La province compte environ 200 fermes laitières avec des troupeaux de traite dont la taille varie de 15 à 420 têtes, et avec à peu près le même nombre de jeunes animaux. L’élevage de bovins laitiers est actuellement considéré comme l’un des secteurs de production agricole les plus stables au Nouveau-Brunswick en raison du système de gestion de l’offre. Cependant, il peut être difficile pour les nouveaux agriculteurs d’entrer dans l’industrie en raison du coût d’achat d’un quota, actuellement (2016) plafonné à 24 000 $ le kg. Les coûts d’investissement en infrastructures et en équipement sont également plus élevés pour les exploitants de ferme laitière que pour les autres types d’exploitations agricoles moins intensives. Les Producteurs laitiers du Nouveau-Brunswick (PLNB) ont conçu un programme destiné aux nouveaux venus afin d’aider deux candidats retenus par année en leur offrant un prêt pour l’achat d’un quota. 

Les agriculteurs peuvent transformer leur propre lait en fromage, en yogourt ou en d’autres produits laitiers; cependant, une laiterie séparée sera nécessaire, et celle- ci doit être autorisée et respecter la réglementation provinciale et les normes en matière de salubrité alimentaire en vertu de la Loi sur la santé publique. Si le lait de consommation est transformé, une licence supplémentaire d’« exploitant de laiterie » doit être obtenue auprès de la Commission des produits de ferme.

On peut garder des vaches laitières pour produire du lait ou d’autres produits laitiers en vue de sa consommation personnelle, sans avoir besoin d’un quota. Le lait cru et d’autres produits laitiers crus ne peuvent être vendus ni donnés. Le fromage fait de lait cru peut être vendu, pourvu qu’il provienne d’une usine détenant un permis provincial et qu’il soit conforme à la réglementation du ministère de la Santé.

Volailles

 

Qu’est-ce qu’il vous faut pour être producteur de volailles au Nouveau-Brunswick?

L’industrie de la volaille est hautement réglementée, et les personnes qui songent à devenir producteurs de volaille devraient communiquer avec l’association qui s’occupe de cette production pour obtenir la liste complète des règlements.

Œufs

Qu’est-ce qu’il vous faut pour devenir producteur d’œufs au Nouveau-Brunswick?

 

  • Dans le cas de poules pondeuses traditionnelles, vous devez obtenir un quota et une licence auprès des Producteurs d’œufs du Nouveau-Brunswick Aucune licence n’est requise si vous avez moins de 200 poules. Vous pouvez produire des œufs pour votre propre consommation ou les vendre directement aux consommateurs. Cependant, si vous vendez vos œufs ailleurs qu’à la ferme (ou à un marché de fermiers), ils doivent être inspectés à un poste de classement des œufs inspecté et agréé par le gouvernement fédéral. Les

  • « oeufs fêlés » ne peuvent être vendus directement au consommateur à la ferme. Les boîtes d’œufs comportant un marquage de classification ne peuvent être réutilisées pour la vente d’œufs au consommateur à la ferme.

  • Pour la volaille élevée en liberté, il est conseillé d’avoir un poulailler fournissant une protection contre les éléments et les prédateurs.

  • Une source d’approvisionnement en nourriture et en eau.

  • Une source de poussins ou de poulettes.

  • Un poste de classement des œufs ou des marchés prédéterminés.

Tous les quotas sont détenus par les producteurs d’œufs commerciaux qui se trouvent un peu partout dans la province, la moyenne de pondeuses par ferme étant de 30 000.

 

On peut obtenir un quota d’œufs soit par une entente privée avec un titulaire de quota actuel sous réserve de l’approbation des Producteurs d’œufs du Nouveau- Brunswick, soit par un échange de quota provincial lorsqu’un producteur décide de vendre son quota. De temps en temps, de petites quantités de quotas sont accordées à des agriculteurs débutants sélectionnés par tirage au sort.

Poulets à griller

Qu’est-ce qu’il vous faut pour être producteur de poulet à griller au Nouveau-Brunswick?

  • Dans le cas d’une production de poulets à griller classique, on doit obtenir un quota et une licence auprès des Producteurs de poulet du Nouveau-Brunswick.

  • Aucune licence n’est requise si vous élevez 200 poulets à griller ou moins par année.

  • Pour une production avicole classique, un poulailler biosécuritaire toutes saisons.

  • Pour la volaille élevée en liberté, il est conseillé d’avoir un poulailler fournissant une protection contre les éléments et les prédateurs.

  • Une source d’approvisionnement en nourriture et en eau.

  • Une source de poussins ou de poulettes.

  • Un transformateur ou des marchés prédéterminés.

On peut obtenir un quota de dindons soit par une entente privée avec un titulaire de quota actuel sous réserve de l’approbation des Producteurs de dindons du Nouveau- Brunswick, soit par un échange de quota provincial lorsqu’un producteur décide de vendre son quota. De temps en temps, de petites quantités de quotas sont accordées à des agriculteurs débutants sélectionnés par tirage au sort.

​​​Dinde

Qu’est-ce qu’il vous faut pour devenir producteur de dindons au Nouveau-Brunswick?

  • Dans le cas d’une production de dindons classique, on doit obtenir un quota et une licence auprès des Producteurs de dindons du Nouveau-Brunswick.

  • Aucune licence n’est requise si vous élevez 25 dindons ou moins par année.

  • Pour une production avicole classique, un poulailler biosécuritaire toutes saisons.

  • Pour la volaille élevée en liberté, il est conseillé d’avoir un poulailler fournissant une protection contre les éléments et les prédateurs.

  • Une source d’approvisionnement en nourriture et en eau.

  • Une source de dindonneaux.

  • Un transformateur ou des marchés prédéterminés.

 

On peut obtenir un quota de dindons soit par une entente privée avec un titulaire de quota actuel sous réserve de l’approbation des Producteurs de dindons du Nouveau- Brunswick, soit par un échange de quota provincial lorsqu’un producteur décide de vendre son quota. De temps en temps, de petites quantités de quotas sont accordées à des agriculteurs débutants sélectionnés par tirage au sort.

 

Autres volailles

 

Il n’y a aucune réglementation ni exigence de quotas régissant la production d’autres types de volaille, tels que les canards, les oies ou les cailles. Dans le cas où cette autre volaille est élevée pour la viande et pour la vente au public, elle doit être abattue et habillée dans un abattoir inspecté.

Couvoirs

 

Il y a deux exploitants de couvoirs commerciaux au Nouveau-Brunswick, qui fournissent à la fois les producteurs d’œufs et les producteurs de poulets à griller. Aucun quota n’est requis pour un couvoir.

Bovins de boucherie

Qu’est-ce qu’il vous faut pour faire l’élevage de bovins de boucherie au Nouveau-Brunswick?

  • Des bovins.

  • Environ un acre de pâturage par vache.

  • Une clôture pour contenir les animaux.

  • Un moyen d’entreposer le fourrage pour l’hiver.

  • Une  étable  ou  un  hangar  pour  fournir  un  abri rudimentaire aux animaux pendant les intempéries.

  • Assez d’eau propre pour tenir compte de la taille et de l’âge des animaux, ainsi que de la saison (les bovins de plus grande taille nécessitent plus d’eau que les plus petits, les vaches en lactation ont besoin de plus d’eau que les vaches non allaitantes, et tous les bovins boivent plus par temps chaud que par temps froid).

  • Un marché pour les veaux, les bovins finis ou la viande de boeuf.

 

Le prix des bovins de boucherie finis fluctue sur une base régulière. Un certain nombre de producteurs se sont taillé des marchés à créneaux, vendant directement aux restaurants ou aux consommateurs. L’industrie du bovin de boucherie n’est pas fortement réglementée et les coûts d’investissement de départ sont relativement faibles en ce qui concerne les infrastructures et l’équipement, surtout si vous êtes en mesure d’embaucher un conducteur contractuel de machinerie pour faire vos foins ou votre ensilage destinés à l’alimentation d’hiver. Pour plus de renseignements sur l’industrie des bovins de boucherie, vous pouvez communiquer avec les Éleveurs de bovins du Nouveau-Brunswick. 

Porcs

Qu’est-ce qu’il vous faut pour être éleveur de porcs au Nouveau-Brunswick?

  • Des porcs – de votre propre élevage ou d’une source de porcelets sevrés.

  • Une porcherie toutes saisons suffisamment grande pour le nombre de porcs que vous avez.

  • Une source d’approvisionnement en nourriture et en eau.

  • Un terrain assez grand pour éliminer le fumier produit par les porcs d’une manière respectueuse de l’environnement et conforme à la réglementation environnementale du Nouveau-Brunswick

 

Les éleveurs de porcs individuels ont accès à plusieurs débouchés pour leurs porcs, et devraient communiquer avec Porc NB Pork pour discuter de leurs options. L’industrie porcine du Canada a été aux prises avec des difficultés extrêmes et a connu une baisse importante du nombre de producteurs au cours des dernières années. Un certain nombre d’éleveurs ont développé des marchés à créneaux pour leurs produits à base de viande de porc, y compris les saucisses et le bacon. Les produits de porc doivent être transformés dans une usine de transformation agréée conforme à la réglementation provinciale sur la salubrité des aliments.

La plupart des porcs sont expédiés comme porcelets sevrés; il ne reste que quelques exploitations de naissage- engraissage encore en activité dans la province.

 

Ovins

Qu’est-ce qu’il vous faut pour devenir éleveur de moutons au Nouveau-Brunswick?

  • Des moutons – une race spécifique aux fins de production.

  • Approximativement 1/5 d’acre de pâturage par animal adulte.

  • Un moyen d’entreposer la nourriture et le fourrage pour l’hiver (120 lb de grains par brebis).

  • Une bergerie ou un hangar pour fournir un abri rudimentaire aux animaux pendant les intempéries (une bergerie à l’abri des courants d’air est nécessaire pour l’agnelage d’hiver).

  • Un moyen de fournir aux moutons environ huit litres d’eau potable par animal par jour.

  • Des clôtures pour empêcher les moutons d’errer en liberté.

  • Une protection contre les prédateurs; différents animaux sont utilisés pour le contrôle des prédateurs, y compris les chiens de garde, les lamas et les ânes.

  • Un marché pour les agneaux, les moutons ou les reproducteurs (béliers et brebis) et un marché pour la laine.

  • Si le lait de brebis est transformé en fromage ou en d’autres produits laitiers, il faut obtenir une licence auprès du ministère de la Santé. Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec l’inspecteur régional des Services agroalimentaires, au ministère de la Santé.

  • Respecter le Règlement sur la qualité du lait.

 

L’industrie ovine néo-brunswickoise a connu une croissance importante ces dernières années, car les consommateurs redécouvrent le goût de l’agneau. Les immigrants au Nouveau-Brunswick ont aussi commencé à chercher de la viande d’agneau et de mouton. Il existe des conditions favorables à l’élevage ovin au Nouveau-Brunswick et les investissements nécessaires dans les infrastructures et l’équipement sont relativement faibles.

 

De nombreux éleveurs d’ovins de la province vendent leurs agneaux à des abattoirs en Nouvelle-Écosse ou directement aux consommateurs dans l’un des nombreux marchés de fermiers de la province. Les éleveurs d’ovins peuvent tondre eux-mêmes leurs moutons ou embaucher des tondeurs de moutons professionnels en province.

 

Le Nouveau-Brunswick a la chance d’avoir une filature de laine dans la région de Harvey qui achète la laine des producteurs locaux.

Chèvres

Qu’est-ce qu’il vous faut pour devenir éleveur de chèvres au Nouveau-Brunswick?

  • Des chèvres – une race spécifique aux fins de production.

  • Approximativement 1/5 d’acre de pâturage par animal adulte.

  • Un moyen d’entreposer le fourrage pour l’hiver.

  • Une clôture pour empêcher les animaux d’errer en liberté.

  • Une chèvrerie ou un hangar pour fournir un abri rudimentaire aux animaux pendant les intempéries.

  • Un moyen de fournir aux chèvres environ huit litres d’eau potable par animal par jour.

  • Une protection contre les prédateurs si les chèvres demeurent dehors à brouter en été.

  • Un marché pour la viande de chèvre, le lait de chèvre, les autres produits laitiers et la laine de chèvre.

  • Si le lait de chèvre est transformé en fromage, vous devrez passer l’inspection du ministère de la Santé et obtenir une licence de la Commission des produits de ferme.

 

Les chèvres sont d’agréables animaux, faciles à manipuler et à transporter, et relativement peu coûteux à acheter, à nourrir et à héberger. Il n’y a qu’une ou deux fermes d’élevage de chèvres dans la province que l’on pourrait considérer comme  des  exploitations  commerciales. Le lait de chèvre n’est pas assujetti à la gestion de l’offre, de sorte qu’il est moins coûteux de démarrer une ferme laitière commerciale avec des chèvres qu’avec des vaches. La production caprine laitière, notamment si elle est fondée sur le pâturage, offre la possibilité d’une diversité durable sur une petite ferme (Coffey et coll., 2004).

2-150 allée Woodside Lane, Fredericton NB E3C 2R9
Ph./Tél.: 506-452-8101
Fax/Télecop.: 506-452-1085

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